3-1: Le prêt capé
La hausse de l’indice est plafonné par un « cap », c'est-à-dire un plafond ou butoir exprimé en pourcentage, généralement de l’ordre de 1% ou 2%, plus rarement 3%, s’ajoutant au taux de départ. Ainsi, la révision du taux résultant de la variation de l’indice de référence ne pourra pas dépasser ce verrou de sécurité.
Par exemple, un crédit ou rachat credit souscrit avec un TEG de 5,85% capé à 2% ne pourra pas se voir appliquer, en cas de hausse de l’indice de référence, un taux supérieur à 7,85%.
3-2: le prêt à double indexation
Le prêt ou le regroupement crédits à double indexation est un prêt révisable pur, c'est-à-dire non capé, indexé sur un indice monétaire mais dont les mensualités les mensualités sont quant à elles révisées en fonction d’un autre indice.
Le coût du prêt peut donc varier sans limite, à la hausse comme à la baisse, en fonction de l’évolution de l’indice de référence, généralement l’Euribor.
Par contre, les mensualités seront plafonnées puisqu’elles ne seront révisées qu’en fonction de la hausse des prix annuelle, c'est-à-dire de l‘indice Insee des prix à la consommation.
Si cette augmentation ne suffit pas à absorber la variation de l’indice de référence, la durée du crédit s’allonge le plus souvent dans la limite d’un plafond contractuel.
Le taux de départ d’une telle formule se situe entre le variable pur et le capé.
Comme les cours de la Bourse, les indices monétaires et donc les taux d’intérêt évoluent à la hausse comme à la baisse en fonction de la conjoncture économique européenne et même mondiale, ainsi que de la politique monétaire suivie aujourd’hui par la Banque Centrale Européenne ( BCE ).
Dans les dix dernières années, on a observé la performance des taux révisables.
Depuis deux ans, les subprimes et l’inflation mondialiste ont fait repartir les taux à la hausse. Une hausse qui reste contenue et raisonnable même si ses effets sur le recours au crédit immobilier sont défavorables et même désastreux pour le pouvoir d’achat des emprunteurs à revenus modestes. Partant de taux historiquement bas et le plein de l’endettement ayant été réalisé sur une telle base quand ce ‘était pas sur des taux d’appel
Alors que le prêt et le regroupement crédits à taux
révisable avaient connus une très sensible montée
en puissance depuis la fin des années 80, cette formule retombe
aujourd’hui en disgrâce aux yeux des français.
Ces derniers préfèrent jouer la sécurité que
de parier sur une prochaine baisse des taux.
Le « joker » du remboursement anticipé par
une renégociation ou un rachat credit ne constitue pas, à leurs
yeux, une garantie suffisante.
Même s’il ne faut pas brûler aujourd’hui ce que l’on a adoré hier, qu’il serait tout aussi déraisonnable de diaboliser les taux révisables purs que de les choisir les yeux fermés parce que l’économie est faite de cycles, il ne faut surtout pas perdre de vue qu’un taux révisable pur est toujours un choix spéculatif qui peut s’avérer ruineux pour certains, surtout pour ceux bénéficiant de revenus modestes ou n’ayant aucune culture économique. Toute personne qui sait que l’évolution de ses revenus ne lui permettrait pas de supporter une hausse conséquente des mensualités de son crédit ou de son rachat credit, même sur une courte période, doit s’abstenir de choisir un taux révisable. Le risque d’insolvabilité doit être proscrit.
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