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DIVORCE : Le divorce est la dissolution du mariage prononcée
par décision du juge aux affaires familiales ou par une chambre du
tribunal de grande instance. Il existe plusieurs formes de divorce :
par consentement mutuel (sur requête conjointe ou demande acceptée),
pour rupture de la vie commune (après six ans de séparation),
ou pour faute. Les jugements de divorce consistent soit en un divorce direct
prononcé sur demande de divorce, soit en une conversion d'un jugement
de séparation de corps en divorce. Le jugement de séparation
de corps produit les mêmes effets qu'un divorce entre époux
au plan patrimonial et également quant aux droits et devoirs des parents à l'égard
des enfants ; en revanche, à la différence d'un divorce prononcé,
les époux restent mariés bien que séparés et
le devoir de secours mutuel subsiste entre eux notamment sous forme de pension
alimentaire au bénéfice de l'un d'eux si nécessaire.
Depuis les quinze dernières années, le nombre annuel de divorces
en France se situe entre 110.000 et 120.000 dont 70.000 divorces impliquant
des enfants mineurs.
Le taux global du divorce semble avoir atteint 45 % en France vers l'an 2001.
Il était de 30 % vers 1985, de 10 % vers 1970 et environ 5 % en 1914.
C'est en 1970 que le divorce a commencé à "flamber" régulièrement
en France, pour tripler en 15 ans.
La demande en divorce émane, de façon constante, 3 fois sur
4 de la femme.
Le divorce pour faute - qui est le divorce conflictuel par excellence - représente
environ 45 % des divorces sur un total de près de 60 % de divorces
conflictuels sur un point ou un autre. Les ex-époux sont condamnés
aux torts dans les 80% des divorces pour faute contre 20% pour les ex-épouses.
Le versement d’une prestation compensatoire est ordonnée dans
environ 15 % des divorces : 98 % des prestations sont payées
par l'ex-époux contre 2 % des prestations sont payées par l'ex-épouse.
En matière de garde des enfants, depuis trente ans la résidence
principale est invariablement accordée à la mère dans
87% des cas et au père (avant l'apparition de la résidence
alternée légale en mars 2002) dans 13 % seulement chaque année.
Aucune évolution n'est sensible sur toute la période. En octobre
2003, le taux des demandes de résidence alternée, toutes procédures
confondues (divorce, après-divorce, parents naturels) semble avoir été d'environ
10,3 % (étude non exhaustive). Les magistrats ont accordé cette
résidence alternée à 8,8 %.
Environ 15.000 plaintes ou mises en cause à la suite d'un non-paiement
de pension alimentaire (délit d'abandon de famille) sont enregistrées
chaque année. Le taux de condamnation pénale est de 98 à 99
%, avec 24 % de prison ferme.
Effectivement, le divorce n’entraîne pas que des difficultés
d’ordre psychologique ou affectif, il se traduit aussi financièrement
et sur le plan patrimonial. En premier lieu, par une distorsion de revenus
et une baisse sensible du niveau de vie. On peut en effet estimer à 30%
au moins la baisse moyenne affectant celui-ci pour chacun des époux.
Ensuite, il y a la pension alimentaire due aux enfants et/ou à l’ex,
la prestation compensatoire, l’indemnité au titre de l’article
280-1, alinéa 2, du Code Civil, les dommages-intérêts,
sans oublier les effets de la liquidation du régime matrimonial, notamment
de la communauté légale, sur la situation patrimoniale, les
honoraires d’avocat et d’avoué et les dépens de
procédure…
Le divorce est le premier accident de vie responsable du surendettement passif.
Différentes formules de rachat de credit répondent aux nombreux
besoins engendrés par un divorce prononcé.
Voir : Crédit divorce.
DOL : Le dol est constitué par des manœuvres d’un
co-contractant destinées à tromper l’autre et qui peuvent
aboutir à la nullité du contrat s'il est évident, que
sans ces manœuvres, la personne n'aurait pas signé le contrat.
A titre d’exemple en matière de crédit ou de rachat de crédit, la Cour d'appel de PARIS en date du 14 octobre 2005 énonce
que "contrairement a ce que prétend l'établissement financier,
la mauvaise interprétation du TEG présente un caractère
déterminant quant à la validité du consentement et que,
ainsi un simple mensonge sur ce taux peut constituer un dol"
A l’inverse, le dol peut être constitué par de fausses
déclarations de l’emprunteur passibles non seulement de la résolution
du contrat de prêt et de sanctions civiles, mais encore de poursuites
pénales.
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