COMMUNAUTE ENTRE EPOUX : La communauté ( réduite aux acquêts
) entre époux est un régime matrimonial selon lequel les biens
acquis lors du mariage sont communs aux deux époux et sont partagés
par moitié lors de la dissolution du mariage. Il s'agit du régime
légal français auquel sont soumis les couples qui ne signent
pas de contrat de mariage. Il prévoit que seuls les biens acquis par
le couple ou l'un des deux époux, au cours du mariage sont communs.
Les biens possédés avant le mariage ou reçus par succession
ou donation par l'un ou l'autre des conjoints ne rentrent pas dans la communauté.
En matière de crédit et de rachat de prêt, les établissements
de crédit exigent généralement que le contrat soit établi
aux nom et profit des conjoints mariés sous le régime de la
communauté, l’un étant l’emprunteur et l’autre
le co-emprunteur en raison des règles applicables à la solidarité entre époux.
La Cour de Cassation a rappelé celles-ci dans un arrêt du 6
décembre 2005 (1ère CIV. - 6 décembre 2005- BICC 637
du 1er avril 2006) en jugeant par référence à l'article
220, alinéas 1 et 3, du Code Civil, que si toute dette contractée
par l'un des époux pour l'entretien du ménage obligeait l'autre
solidairement, en revanche, la solidarité n'avait pas lieu pour les
emprunts qui n'ont pas été conclus du consentement des deux époux.
Il en aurait été autrement si l'emprunt avait porté sur
des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante.
COMMUNAUTE UNIVERSELLE : La communauté universelle est un régime
matrimonial conventionnel selon lequel la totalité des biens du couple
dépendent de la communauté et sont partagés par moitié lors
de la dissolution du mariage. Ce contrat est généralement assorti
d'une clause d'attribution intégrale au dernier survivant pour permettre
la transmission de tous les biens à l'époux survivant sans
droits de mutation.
En matière de rachat de crédit hypothécaire, un bien
dépendant d’une communauté universelle ne peut être
hypothéqué que du consentement des deux époux.
COMPROMIS DE VENTE : Compromis de vente est l’appellation courante
autant qu’imprécise sur le plan juridique qui recouvre à la
fois :
- un avant-contrat de vente sous diverses conditions suspensives ;
- une promesse de vente et une promesse d’achat en un même contrat.
Dans les deux cas, la convention est synallagmatique (réciproque)
et transmissible aux héritiers. Les actes peuvent être passés
devant notaire ou sous seing privé.
Vendeur et acheteur s’engagent donc de façon définitive
dans l’acte de vente dont ils veulent retarder la conclusion pour permettre
la réalisation d’un évènement ou l’accomplissement
d’une formalité correspondant à une condition suspensive
de validité, comme l’obtention d’un prêt, par exemple,
l’acheteur versant un acompte, appelé dépôt de
garantie, sur le prix convenu. Il n’y pas besoin de réitération
des consentements, le compromis correspond à une vente ferme : seule
la non réalisation d’une condition suspensive comme la non obtention
d’un prêt peut permettre de l’annuler. Dans ce cas, le
dépôt de garantie versé par l’acheteur lui est
restitué.
La promesse synallagmatique est légalement soumise à une obligation
de faire, c'est-à-dire réaliser l’opération convenue,
et s’apparente à un contrat sous condition Si l’opération
ne se réalise pas par la faute d'un contractant, la condition est
réputée remplie, et le contrat est réputé formé.
La sanction consiste en des dommages et intérêts selon article
1142 du Code Civil.
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